Le 9 mars dernier (je sais, ça fait longtemps, mais il y a eu une semaine occupée et un méga-bogue Wordpress entre temps), j’étais invité au lancement des capsules télés tirées des Chroniques d’une mère indigne.
Leur objectif était de faire un rassemblement de mères blogueuses. Vous comprenez que je ne satisfaisais que partiellement aux critères.

Heureusement que Mère Indigne (alias Caroline Allard) avait un plan : Katia devait écrire aux gens de Radio-Canada pour leur dire qu’elle était mère, qu’elle tenait un blogue et qu’elle désirait venir accompagnée. Tout marcha comme sur des roulettes jusqu’à ce que, à l’entrée de la salle, les organisatrices demandent à Katia l’adresse de son blogue, pour lui donner un petit carton avec son nom et l’adresse de son blogue (inexistant).
Katia, qui a toujours eu de la difficulté à mentir à des étrangers, lui a révélé la supercherie. La dame a fait la grimace en lui tendant un carton où figuraient son nom et l’adresse de son site d’auteur.
Nous nous sommes donc présentés à la soirée. Ils nous offraient, à l’entrée, un gin tonic pas virgin, mais presque, un gin tonic pour femmes enceintes, mettons. Bon, ce fut quand même une bonne première impression puisque cette demi-indignité était totalement inattendue et qu’il y avait un bar gratuit, à volonté, dans le fond de la salle.
Ils nous ont présenté les capsules 1, 2 et 4 (en visionnant la 3 hier, j’ai compris pourquoi ils l’avaient sautée… c’est, de loin, la moins bonne jusqu’à présent), toutes trois hilarantes. La mise en scène rock, la comédienne rock, les textes (ça, on le savait depuis 2006) rockent. Et, le meilleur dans tout ça, c’est gratuit et on peut le regarder n’importe quand !

M’enfin. Katia a voulu prendre le photographe en photo. Lui venait de nous prendre en photo aussi, et on nous a classé sous la catégorie « mamans blogueuses» . On apprend aussi, à la photo 31 de cet album, que nous étions assis à la table 8. Comme Alexander Ovechkin. Comme le double de la somme des chiffres de l’âge de Katia. Toute est dans toute.
Le tome II des Chroniques est sorti en librairie, et, bon, je lève la discrétion que j’avais primé jusqu’ici en la matière : j’y ai participé. Pas sur grand chose, mais j’ai quand même écrit une exergue pour chacun des sept chapitres que compte le bouquin. Comme quoi mon mémoire trouve un écho mineur à l’extérieur de l’université, ce qui fait toujours plaisir.
De cette soirée, je retiens deux choses : les blogues créent vraiment de la communauté. On cherche à se regrouper à partir de contextes socioculturels communs. Ensuite, cela confirme (exposant dix) une idée que j’avais déjà observée dans le cadre de mon mémoire : le blogueur cherche à se créer un personnage spécifique, à partir duquel il sera reconnu. Caroline Allard est la Mère Indigne, mais nous avons également rencontré une mère de famille nombreuse, un père blogueur, une camionneuse, etc. Chacun(e) avait son dada, sa spécialité. J’imagine que, le jour où le blogue générera de l’argent par lui-même, ces spécialités seront agressivement gardées.
Katia, de son côté, malgré la fatigue, a trouvé le moyen de s’occuper, comme une enfant. En plus de se mettre des parasols miniatures, originellement décoratifs des gins tonic quasi-virgin, dans les cheveux, elle a senti naître en elle la flamme maternelle, entourée de tant (d’hormones) de mères, trouvant le bébé qui était là tellement cute qu’elle en voulait un. Elle le niera mais, l’espace d’un instant, j’ai cru voir dans ses yeux la mère qu’elle sera plus tard.

Classé dans : Divers, Katia, Maîtrise Ajouter un commentaire »